Craniothérapie
La relaxation cranio-sacrale est un travail corporel qui s’appuie sur un cadre relationnel sécurisant et structurant.
Grâce à un toucher très subtil, les praticiens de la thérapie cranio-sacrale disent sentir le MRP, un mouvement en forme de vague dont ils arrivent à vérifier l’amplitude, la symétrie et la qualité au niveau du crâne et du sacrum, là où la dure-mère (la méninge extérieure) est attachée aux os.
Certains praticiens expérimentés en thérapie cranio-sacrale affirment même qu’ils peuvent « lire » l'information véhiculée par le liquide céphalo-rachidien et, sans autre ressource, localiser une lésion ou déceler une maladie. Le traitement cranio-sacral vise uniquement à équilibrer les forces hydrauliques du système cranio-sacrale grâce à un toucher dit de détente (release, en anglais).
Si, théoriquement, toute restriction du mouvement respiratoire primaire entraîne un affaiblissement des mécanismes d’auto guérison, le rétablissement de ce mouvement permettrait à ces mécanismes de se remettre à l'oeuvre. C'est en ce sens que la thérapie cranio-sacrale est parfois utilisée comme approche préventive. Elle serait également appropriée pour un certain nombre de problèmes physiques, mentaux et émotionnels.
En résumé, on dit que l'approche fonctionne en aidant les mécanismes d'auto guérison à dissiper les effets négatifs sur l'organisme des stress de toutes sortes, dont les chocs violents. Ce travail bien spécifique permet de retrouver ses sensations corporelles, de se découvrir différemment, de modifier sa relation au monde et aux autres. Il procure un sentiment d’unité corporelle et relie chacun à toutes ses images mentales, ses symboles, à sa richesse imaginaire.
En pratique
Le patient est couché sur le dos sur une table de massage. Le praticien tient sa tête entre ses mains, avec une grande délicatesse.
Une fois qu'il a perçu l'état du mouvement respiratoire primaire, le praticien applique de légères pressions sur le crâne avec ses doigts, et peut le faire également sur le sacrum.
Dans les cas simples, une seule séance suffit, mais il faut parfois deux ou trois rencontres par semaine, pendant quelques semaines pour compléter un traitement.